Module 3 – Leçon 1 – Le lien entre les comportements de votre enfant et l’alimentation

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Module 3 – Leçon 1 – Le lien entre les comportements de votre enfant et son alimentation

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MODULE 3 – L’ALIMENTATION DE VOTRE ENFANT leçon 1 Le lien entre les comportements de votre enfant et son alimentation

Bonjour,

Bienvenue au Volet Alimentation de notre Programme ActionParents!

Cette section du Programme ActionParents nous tient à cœur puisque l’alimentation a été pour nous l’élément déclencheur des changements de comportements que nous avons pu observer chez nos enfants et nous continuons de croire qu’il nous faut, en tant que parents, porter une attention particulière à la qualité de l’alimentation au sein de la famille si nous voulons veiller au bon développement de nos enfants! Peut-être avez-vous déjà observé de la constipation ou des diarrhées à répétition chez votre enfant?

Vous posez-vous certaines questions à ce sujet, tels que : « Pourquoi il y a des morceaux de nourriture dans ses selles ? » « Pourquoi ne va-t-il pas à la selle durant plusieurs jours? »  « Qu’est-ce qu’il a mangé pour être aussi excité? ». Toutes ces questions nous ont aussi trotté dans la tête et nous avons heureusement pu trouver certaines réponses à nos questions. Nous souhaitons donc les partager avec vous.

Nous reprenons ici le fameux dicton : « Que ton aliment soit ton premier médicament »! (Hippocrate)

Nous ignorons si des changements aussi radicaux peuvent se produire chez tous les enfants sous le spectre de l’autisme en si peu de temps par le biais de l’alimentation, mais pour ce qui est de nos enfants, ce fut dans un laps de temps très court!

En effet, deux de nos enfants diagnostiqués autiste et TED  n’étaient pas encore propres et avaient souvent des diarrhées à répétition.

Après avoir consulté en naturopathie, il a nous a été recommandé d’enlever de leur alimentation : le gluten, la caséine et le soya; puis, de réduire les viandes rouges en optant le plus souvent pour de la nourriture biologique. Ce que nous avons fait. En l’espace d’une semaine, nos deux enfants sont devenus propres en même temps!

Les recommandations que nous avions reçues en naturopathie incluaient plusieurs éléments pour venir en support au régime : suppléments nutritionnels, Oméga 3, probiotiques, etc., tout cela s’inspirant de l’approche biomédicale axée sur le Protocole du DAN! (Defeat Autism Now!). Il s’agit d’un Protocole qui a été élaboré par un groupe de médecins, chercheurs et scientifiques américains et européens réunis par l’Autism Research Institute en janvier 1995 dans le but de mettre en commun leurs informations et leurs idées pour venir en aide aux familles rencontrant des défis liés à l’autisme.

Notre fils avait cessé de se plaindre de maux de ventre, son corps a changé et s’est développé – il n’était plus du tout frêle et maigre.

Notre fille, qui n’avait pas l’habitude de regarder dans notre direction quand nous lui parlions, a commencé à faire contact visuel non seulement avec nous à la maison, mais aussi avec l’ergothérapeute qu’elle voyait à l’époque. Elle semblait plus consciente de son environnement. Elle, qui était si peu verbale, s’est mise à parler beaucoup plus. Son corps est devenu plus robuste également; vers la fin de l’année scolaire, ses intervenants avaient noté chez elle un meilleur tonus musculaire. Ses tics de doigts et d’yeux avaient cessé.

Depuis, leurs progrès sont constants à travers les diverses thérapies de rééducation puisque nous continuons de respecter certaines règles quant à leur alimentation.

Dans plusieurs familles au sein desquelles le régime sans gluten et sans caséine a fait une différence, l’on retrouve des enfants qui dorment mieux et par conséquent, des parents plus reposés aussi!

Notons qu’une enquête menée par l’Autism Research Institute « auprès de plus de 27 000 parents d’enfants autistes » révèle que « les régimes sans gluten et sans caséine constituaient les traitements les plus souvent utilisés chez ces enfants » et que le ratio positif-négatif était de 30:1 pour le régime sans gluten et de 32:1 en ce qui a trait au régime sans caséine. C’est donc dire que ce type de régime fait le plus grand bien à nos enfants, sous la supervision d’un professionnel qualifié en la matière bien entendu!

Dans son livre « L’autisme, vers une guérison possible », l’auteure Marika Fontaine, mère d’un garçon diagnostiqué autiste, mentionne que la première étape pour aider nos enfants est liée à la nutrition. Vous y trouverez une foule de conseils non seulement liés à l’alimentation, mais aussi en ce qui a trait aux diverses causes actuellement rattachées à l’autisme.

De plus, nous constatons que bon nombre de personnes dites typiques (i.e. qui ne se trouvent pas nécessairement sous le spectre de l’autisme), appliquent ce type de régime en excluant le gluten de leur alimentation. Parmi ceux-ci, l’on compte quelques athlètes dont les joueurs Karl Alzner et Jay Beagle des Capitals de Washington et cela, sous les recommandations de leur nutritionniste, bien qu’aucune intolérance n’ait été détectée. Notons également Georges Laraque, ancien joueur de la Ligue nationale de hockey canadienne ainsi que le joueur de tennis devenu numéro un mondial, Novak Djokovic.

Avant d’aller plus loin, voici quelques définitions :

 

Qu’est-ce que le gluten?

Le gluten est une protéine contenue dans certaines céréales, dont le blé (kamut, triticale et épeautre), l’avoine, l’orge et le seigle. Le gluten donne du volume et de l’élasticité à la pâte. L’élasticité du gluten varie selon le type de farine. Plus on pétrit la pâte, plus le gluten se développe.

Voici quelques autres appellations ou sources cachées – où l’on peut retrouver du gluten :

Protéines végétales hydrolysées, protéines végétales texturées, glutamate monosodique, malt, amidon modifié, acide citrique, semoule, certaines épices, sauces et/ou saucisses, pâte de tomate, patates frites croustillantes (chapelure), croustilles (chips)…

Plusieurs mettent en garde à propos de la mention « sans gluten » sur les produits, car il faut s’assurer que l’endroit où le produit est fabriqué n’utilise pas d’autres types d’aliments qui viendraient « contaminer » les produits supposés être sans gluten.

Il y a des aliments qui, en principe, ne contiennent naturellement pas de gluten :

Le riz (brun ou blanc), le quinoa, l’amaranthe, le sarrasin.  

 

Qu’est-ce que la caséine?

La caséine est la protéine que l’on retrouve tant dans le lait de vache que dans le lait de chèvre.

Il faut faire la différence entre le lactose et la caséine : le lactose est plutôt le sucre que l’on retrouve dans le lait. Ceux qui ne tolèrent pas le lactose n’ont pas nécessairement l’enzyme qui permet de digérer le lactose, il en va de même pour la caséine.

Ce n’est pas parce qu’un produit est sans lactose qu’il ne contient pas de caséine. Un lait sans lactose (le sucre) peut donc contenir la caséine (protéine); il faut bien lire les étiquettes. Voici d’autres appellations ou sources cachées auxquelles il faut veiller quant il s’agit de repérer la caséine :

Lactosérum, albumine, caséinate, galactose, petit-lait, acide lactique, certaines saucisses ou sauces, croustilles (chips)…

 

Qu’est-ce que le soya?

Le soya est une légumineuse qui pousse comme un haricot dans une gousse qui contient quelques fèves. C’est à partir de cette fève que l’on retrouve un tas de produits dérivés (sauce soya, tamari, tofu, miso, etc.).

Non seulement plusieurs enfants ne tolèrent pas le soya au niveau digestif, mais les inquiétudes se font grandissantes à l’égard de l’impact des aliments (organismes) génétiquement modifiés (OGM) sur notre santé et le soya, se retrouve parmi ces aliments.

La question qui nous vient en tête est : Quel lien peut-il y avoir entre ce qu’un enfant mange et les symptômes qu’il manifeste?

Penchons-nous sur la théorie des opiacées dont il est souvent question dans le monde de l’autisme :

« Cette théorie suppose que les enzymes qui permettent de digérer certaines protéines ne sont pas assez nombreuses chez les enfants autistes. Le gluten et la caséine feraient partie de ces protéines mal digérées par ces derniers. Or, lorsque les protéines ne sont pas bien digérées, les peptides sont transportés dans le sang. C’est ce surplus de peptides absorbés qui nuirait au bon fonctionnement du cerveau en provoquant l’apparition de symptômes autistiques ou d’apparence autistique.

Se basant sur cette théorie, certains chercheurs suggèrent d’enlever du menu les aliments qui contiennent du gluten et de la caséine. […] Éliminer le gluten et la caséine de l’alimentation pourrait cependant améliorer la communication, l’interaction avec les autres et le partage des émotions. ».

Les docteurs Michael R. Lyon et G. Christine Laurell, dans leur livre « Le cerveau de votre enfant est-il affamé? », nous parlent du syndrome de l’intestin poreux en exposant à prime abord que :

« Chez une personne en bonne santé, l’intestin grêle ne ‘’fuit’’ pas. Seules les molécules entièrement digérées arrivent à en traverser la paroi pour pénétrer le circuit sanguin et lymphatique. […] Il ne fait aucun doute que d’injecter, ne serait-ce qu’une quantité infime, du contenu de l’appareil gastro-intestinal dans le système sanguin constituerait une grave menace pour la santé. […]

La membrane imperméable formant la paroi intestinale n’est cependant constituée que d’une seule couche de cellules, ce qui la rend particulièrement fragile. [..] Un excès de stress imposé à ces délicates cellules suffit à provoquer le relâchement progressif des jonctions serrées, ce qui crée des ouvertures ou couloirs microscopiques laissant s’infiltrer des macromolécules (plus grosses). Celles-ci se retrouvent, non digérées, à circuler dans le sang et dans les vaisseaux sanguins de l’intestin. Lorsque le phénomène se multiplie, l’intestin « fuit »; c’est le « syndrome de perméabilité intestinale ».

[…] Le syndrome de perméabilité intestinale se voit souvent dans les cas d’autisme. Aussi, de récents travaux de recherche m’ont permis de découvrir la présence de ce syndrome chez la majorité des enfants atteints du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.»

En observant plus attentivement les selles et les comportements (diarrhées ou selles trop molles, rires inutiles, surexcitation) de nos enfants après qu’ils aient mangé certains aliments, nous avons ultérieurement éliminé les oeufs et le maïs de leur alimentation. Nous évitons aussi les additifs et colorants alimentaires, l’aspartame (que l’on peut retrouver dans certaines boissons, desserts et confiseries), le glutamate monosodique et les épices reliées à la restauration rapide et autres aliments camelots (chips, bonbons, suçons, gomme à mâcher, etc.).

Comme il en a été fait mention plus tôt dans cette leçon, l’approche biomédicale vise à rééquilibrer le métabolisme non seulement par le biais d’un régime particulier, mais inclut également le dépistage d’allergies ou d’intolérances alimentaires, la détoxication des métaux lourds, l’équilibre intestinal, etc.

Cette approche tient compte des symptômes physiques de votre enfant et s’inscrit dans une vision globale afin de venir en support aux autres traitements et thérapies que vous désirez mettre à contribution pour améliorer la condition de votre enfant et augmenter ses possibilités de progrès.

Puisque chacun a une biochimie différente et que les réactions du corps ne sont pas les mêmes d’un enfant à l’autre, il serait avisé de consulter un professionnel compétent en la matière, et membre d’une association officielle afin d’obtenir un bilan et des recommandations qui tiennent compte du profil particulier du métabolisme de votre enfant.

Nous verrons ensemble dans la prochaine leçon, comment veiller à une alimentation saine tandis que nous vous dresserons une liste de ressources et des stratégies applicables au quotidien.

 


 

Exercice pour vérifier s’il peut y avoir un lien entre les comportements de votre enfant et son alimentation

  1. Dressez une liste écrite des aliments préférés de votre enfant

Chaque jour, choisissez un des aliments de cette liste et observez les comportements de votre enfant quelques heures avant et après en avoir mangé (Est-il plus agité? A-t-il plus de variations d’humeur? Semble-t-il moins réceptif lorsqu’on lui parle? Y a-t-il incohérence dans ce qu’il dit?)

  1. Posez-vous cette question : « mon enfant peut-il se passer de ces aliments? » Si oui, « Par quoi pourrais-je les remplacer? Un fruit, un légume? Une boisson nutritive (ex. : smoothie fait maison qu’il peut boire à la paille)? »

Faites une liste en deux colonnes (voir exemple ci-dessous) : la première colonne pour les aliments qui ne lui font pas du bien; la deuxième colonne pour les aliments de remplacement

Aliments/ingrédients à remplacer Je remplace par
Sucre Miel biologique
Lait de vache Boisson de riz enrichie
Barre tendre Fruits bio (melon, pomme, bleuets, mûres, salade de fruits, compote maison, etc.)
Croustilles Crudités

Mise en garde : Tout ce qui a été énoncé dans la présente leçon ne sert qu’à vous mettre sur des pistes de solutions et ne tient pas lieu de recommandation ni d’avis médical. Avant d’entreprendre des changements dans l’alimentation de votre enfant, il vous faut absolument consulter un professionnel de la santé compétent en la matière (nutritionniste, naturopathe, médecin DAN!, etc.) pour obtenir des conseils adaptés aux besoins spécifiques de votre enfant selon son métabolisme.

Tout cela peut sembler accaparant à première vue; nous savons ce que vous traversez puisque ce fut le cas pour nous aussi (et tout n’est pas nécessairement réglé non plus de notre côté! nous devons continuer de stimuler nos enfants et les aider à cheminer pour la vie adulte!).

Prenez le temps de bien vous nourrir, non seulement votre corps, mais aussi vos pensées. Même si vous ne voyez pas encore le bout du tunnel, pensez aux leçons de vie que vous pouvez tirer de votre situation actuelle.

Par exemple, en tant que mère, je réalise que l’amélioration de ma propre santé passe par mes enfants malgré les défis qui continuent de se présenter, et je leur en suis reconnaissante pour ces changements durables que je peux mettre en place pour mieux vivre. L’une de nos plus grandes leçons de vie est que nous réapprenons à cultiver des habitudes de vie saines grâce à nos enfants.

Qu’en est-il pour vous?

La semaine prochaine, nous faisons le ménage!… en commençant par la cuisine!

D’ici notre prochain rendez-vous, prenez bien soin de vous.

Bonne semaine!     [/private]

Comment Aider Votre Enfant Autiste

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Testimonials

J’en profite pour remercier Marjorie pour sa dynamique implication. Je félicite Marjorie et Shilov pour la qualité de leur site internet et la pertinence de leurs interventions. Quant à l’aide qu’ils offrent aux parents d’enfants autistes, il n’y a rien de plus solide à mes yeux que les conseils et le support d’une personne ayant vécu la même chose.
Lise Guénette, ND.A.

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Nos 7 plus grandes erreurs – Comment vous pouvez les éviter?

Si vous pouviez éviter les erreurs que nous avons faites, cela vous sauverait du temps, de l’énergie, bien des soucis et surtout du temps précieux à votre enfant!

 

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